Les codes de la fantasy

Embarquez pour le monde dérivant en compagnie de Delric Twotter et d’Ysabeau, avec Une histoire de voleurs et de trolls de Ken Broeders !

Depuis maintenant plusieurs années, la fantasy orne nos bibliothèques bien garnies : longtemps dénigrée, elle fait aujourd’hui partie du paysage littéraire et a gagné ses lettres de noblesse, grâce aux sagas que nous connaissons bien (comme celle d’un certain Tolkien).

Mais le genre même de la fantasy est vaste. La définir s’avère être un véritable challenge et ce sujet alimente les débats parmi les passionnés. À travers l’album tout juste paru de Ken Broeders, Une Histoire de voleurs et de trolls, nous allons découvrir (ou redécouvrir) les codes qui ont fait la fantasy !

              Le surnaturel comme décor

La rencontre de Delric Twotter et d’Ysabeau a lieu dans le monde dérivant : un univers parallèle dont les humains sont absents. Mais il n’est pas inhabité pour autant ! De nombreuses créatures le peuplent, comme les elfes et les trolls, personnages mythiques des œuvres de fantasy. On y croise également le peuple des Crélandriens et bien d’autres… Vous pouvez retrouver le bestiaire des créatures les plus récurrentes de l’album, sur tous les réseaux Drakoo !

Les créatures de la fantasy, pour la plupart, puisent leur origine dans la mythologie nordique : hé oui, même les précurseurs du genre ont eu leur source d’inspiration ! Comme les dragons, les monstres marins, les mages ou encore les elfes.

Mais que serait un monde de fantasy sans magie ? Les pouvoirs et les artéfacts sont essentiels pour pimenter la quête de nos héros : poursuivis par la sorcière qui manipulait Ysabeau, ils vont devoir faire appel à la magie pour lutter contre la magie !

              Une quête principale mouvementée

Si nous suivons souvent un héros solitaire dans sa quête principale, il n’est pas rare qu’il soit confronté à d’autres problèmes annexes. Dans Une Histoire de voleurs et de trolls, il s’agit d’une guerre mais pas des moindres : la guerre qui oppose les trolls et leur soif de conquête à l’alliance des peuples elfes, d’ordinaire pacifiques. Malgré eux, nos deux héros vont s’y retrouver mêlés…

Comme tout héros qui se respecte, eux aussi ont une quête à accomplir : aider Ysabeau à retrouver la mémoire et comprendre pourquoi cette terrible sorcière en a après elle.

La fantasy et bien plus encore

Les récits divers et variés de fiction avec des éléments surnaturels ont tendance à être immédiatement classés comme de la fantasy, ce qui n’est pas faux. Mais le genre de la fantasy regroupe de nombreuses histoires qui n’ont parfois aucun point commun entre elles…

C’est pourquoi il existe une multitude de sous-genres au sein même de la fantasy, afin d’essayer de classer ces récits au mieux (et pour que les lecteurs s’y retrouvent plus facilement) :

– L’heroic fantasy est un sous-genre dont le nom n’est pas inconnu. Il s’agit d’une fantasy qui prend place dans un royaume dirigé par un monarque, au sein d’un univers médiéval. Le héros, souvent un chevalier, suit une quête principale qui s’avère être une initiation qui le fait grandir au fil des épreuves. Parmi ce sous-genre se trouve la fantasy arthurienne, directement inspirée des légendes du Roi Arthur et des Chevaliers de la table ronde.

– La fantasy urbaine, quant à elle, prend place dans un monde qui ressemble en tout point au nôtre : moderne et sans magie apparente, un élément surnaturel soudain vient perturber cette normalité et déclenche l’enchaînement du récit.  

– La science fantasy est une fiction qui mêle des éléments de technologie et des théories scientifiques : même si l’univers est surnaturel, il y a toujours une explication derrière pour expliquer tel phénomène. Certains lecteurs y classent le genre steampunk bien que d’autres le catégorisent comme un genre totalement à part de la fantasy ou de la science-fiction.

– La fantasy animalière correspond à une fantasy dans laquelle les personnages sont des animaux anthropomorphisés, comme dans Tracnar et Faribol, chez nos confrères de Bamboo édition.

Au-delà de ces sous-genres, certains lecteurs résument la fantasy à deux catégories :

– la high fantasy dans laquelle l’univers tout entier est constitué d’éléments surnaturels et de magie : c’est la norme, les personnages y vivent sans se poser de question.

– la low fantasy où, au contraire, le monde apparaît comme ordinaire mais certains éléments (ou une face cachée de ce monde) lui donnent un côté fantastique (par exemple, seuls certains personnages ont des pouvoirs : c’est le cas dans la saga d’un certain sorcier).

D’autres utilisent également ces différences d’univers pour opposer la fantasy (soit la high fantasy) au fantastique (soit la low fantasy).

Les termes sont nombreux mais, encore une fois, le genre de la fantasy n’a pas de frontières tracées : chaque récit ne pourrait être strictement placé dans un seul sous-genre sans que cela revienne à créer un sous-genre pour chaque histoire… Ce qui n’aurait plus aucun sens.

Il convient donc à chaque lecteur de se faire une idée du genre dans lequel il classerait tel récit… Ou ne le classerait pas du tout !

conclusion : Ce qui est sûr, c’est que l’univers du Monde Dérivant répond aux codes de la fantasy pour notre plus grand bonheur : amateurs ou passionnés, nous vous invitons à plonger dans la fabuleuse Histoire de voleurs et de trolls de Ken Broeders !

Emma Gatto

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